Ce que Beyrouth représente dépend essentiellement de l'endroit où vous vous trouvez dans la capitale libanaise. Si vous explorez les quartiers animés, branchés et jeunes d'Achrafieh ou de Gemmayzeh, la ville est synonyme de sorties, de gastronomie et de fêtes comme s'il n'y avait pas de lendemain. Si vous déambulez près de bâtiments criblés d'impacts de balles ou si vous discutez avec un habitant âgé près de la Ligne verte, la capitale est un lieu de souvenirs amers issus de son passé sombre. Si vous contemplez les mosquées captivantes et les vestiges coloniaux reconstruits du centre-ville, Beyrouth représente la victoire du renouveau sur le désastre. Pour certains visiteurs, la ville incarne la liberté, pour d'autres le salut, et pour d'autres encore, c'est une ville de joie ou de tristesse. Ajoutez à ces émotions des universités de classe mondiale, un café fort, des manifestations politiques entraînantes, des rues bondées, des jardins paisibles et des musées de renommée internationale, et vous commencerez à comprendre cette capitale complexe et vivante.
L'un des principaux centres culturels de Beyrouth est le Musée national, situé à l'une des intersections les plus stratégiques de l'ancienne Ligne verte. Les expositions couvrent des époques majeures, de la préhistoire à la période mamelouke, et les cartels sont faciles à comprendre en anglais, en français et en arabe. Parmi les points forts de la vaste collection, citons une idole en galet datant de 9000 av. J.-C., des statuettes phéniciennes en bronze doré, des statues en marbre d'Echmoun et une fabuleuse série de bijoux byzantins en or étincelant. Toutes les trente minutes, le musée projette un court mais intéressant documentaire sur la manière dont la collection a été sauvée pendant la guerre civile et sur la façon dont le personnel a restauré le musée pour en faire l'institution glorieuse qu'il est aujourd'hui.
Lorsque les Romains ont conquis Beyrouth, ils y ont ajouté tout le confort de leur foyer, y compris des thermes somptueux. Aujourd'hui, les visiteurs peuvent se promener dans les ruines des bains publics du centre-ville, près des majestueux bâtiments gouvernementaux. Entourés de structures modernes, les thermes sont un rappel saisissant du passé de la ville et offrent une atmosphère de parc, agrémentée de bancs pour se reposer et regarder la ville vivre.
Il y a tant d'histoire à admirer dans la capitale libanaise qu'il est facile de négliger les ajouts plus récents qui font la fierté des habitants, notamment la mosquée Mohammed el-Amin. Cette merveille, qui rappelle la Mosquée bleue d'Istanbul, est le lieu de repos de l'ancien Premier ministre Rafiq Hariri et un exemple éblouissant de l'architecture libanaise. Quatre minarets de 72 mètres marquent les angles, tandis que le dôme orné de jaune et de bleu atteint 42 mètres de hauteur. Lorsque le soleil brille, comme c'est presque toujours le cas à Beyrouth, le dôme scintille d'une teinte dorée.
Le quartier de Raouche est l'un des préférés des habitants et des touristes, apprécié pour ses vues imprenables sur la mer et ses nombreux cafés, boutiques et restaurants. Les arches rocheuses naturelles au large, connues sous le nom de Rochers aux Pigeons, offrent une excellente occasion de prendre des photos, et la plage constitue un répit calme face au chaos de la ville. Si vous vous y rendez pendant les mois d'été, faites une excursion en bateau autour des grottes et des rochers pour voir ces merveilles naturelles de près.
L'un des quartiers les plus charmants et historiques de la ville est Achrafieh, qui abrite un grand nombre de cafés, de restaurants, de boîtes de nuit et de galeries. C'est également là que se trouve le Musée Nicolas Sursock, qui présente la meilleure collection d'art international et libanais du pays dans un palais du XVIIIe siècle. Des expositions d'art en plein air sont souvent organisées à l'Escalier de Saint-Nicolas, le plus long escalier du Moyen-Orient.