La ville blanchie à la chaux d'Alger est une destination vaste et animée sur la côte éblouissante de la Méditerranée. Cette cité millénaire fut une base de pirates prospère au XVIe siècle avant de devenir un centre colonial français prisé. Depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962, la capitale est le pôle culturel, politique et économique de ce pays diversifié et constitue aujourd'hui le plus grand port du nord-ouest de l'Afrique.
La Casbah est la principale attraction touristique de la ville, fondée sur les ruines d'un comptoir commercial phénicien. Ce quartier à flanc de colline s'est ensuite développé en une petite ville romaine, s'étendant jusqu'à la mer. Aujourd'hui, la zone est caractérisée par des maisons étincelantes blanchies à la chaux qui se dressent comme des morceaux de sucre à quelques pas de la mer. Ces maisons ont valu à Alger son surnom de « La Blanche », et le quartier a été déclaré site du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1992. Malgré cette reconnaissance et le classement de la Casbah comme monument protégé par le gouvernement, le quartier est tombé en décrépitude. Les rues étroites serpentent devant des cours en ruine, des bâtiments qui se détériorent et des jardins envahis par les mauvaises herbes depuis longtemps.
Pourtant, certaines zones de la Casbah parviennent à survivre et même à prospérer. Le quartier est particulièrement remarquable pour sa forte concentration de mosquées historiques, et les environs immédiats restent très pittoresques. La mosquée Ketchaoua, flanquée de deux minarets, a été construite en 1794 et est la mieux préservée. Parmi les autres mosquées notables du quartier qui méritent une visite, citons la Grande Mosquée d'Alger (El Kebir) et la mosquée el Djedid.
La Casbah abrite également l'un des plus grands anciens manoirs de la ville, Dar Hassan Pacha. Nommé d'après son propriétaire d'origine, un dirigeant du XVIIIe siècle, le manoir présente des plâtres ornés, des plafonds en bois peint coloré et de magnifiques carreaux muraux.
Un autre site intéressant à Alger est le Mémorial du Martyr, dédié aux habitants tués pendant la guerre d'indépendance. Ce monument emblématique en béton se compose de trois sections en forme de palmes qui se rejoignent au centre et atteignent plus de 90 mètres de hauteur. Les palmes stylisées sont surmontées d'une tourelle de style islamique de près de 8 mètres de haut, coiffée d'un dôme. Sous chaque palme se dresse la statue d'un soldat, et le monument repose sur une esplanade qui comprend une flamme éternelle, un amphithéâtre et une crypte.
Sous le Mémorial du Martyr se trouve le Musée national du Moudjahid, dédié à la lutte contre le colonialisme. Les expositions détaillées emmènent les visiteurs à travers une chronologie du colonialisme et du mouvement d'indépendance, commençant par l'invasion française de 1830. Les informations écrites sont en arabe, mais le sens général des expositions est facile à saisir. Le niveau inférieur du musée est un sanctuaire où le silence est requis et où un mausolée est inscrit avec des versets du Coran.
Le musée national du Bardo, consacré à la préhistoire et à l'ethnographie, met en lumière l'histoire ancienne et l'ethnographie de l'Algérie avec des détails saisissants. La vaste collection comprend des pierres et des poteries néolithiques, des gravures rupestres préhistoriques, des fossiles fabuleux et des artefacts urbains anciens. La cour supérieure est particulièrement ravissante, avec ses jardins luxuriants et son bassin rafraîchissant offrant un soulagement bienvenu lors des journées chaudes.
Au-dessus de l'agitation de la ville se dresse Notre-Dame d'Afrique, une basilique d'inspiration byzantine abritant une statue de la Vierge Marie. Avec la permission du Pape, la statue a été couronnée « Reine d'Afrique » en 1876, et l'église demeure un lieu de pèlerinage pour les fidèles.
Côte d'Alger